LA PAIR-AIDANCE
Parler le même langage, celui du vécu et de l’expérience commune.

S’il y a bien un domaine où l’accompagnement par les pairs prend tout son sens, c’est celui du handicap. Car peu importe son origine, le handicap bouleverse tout sur son passage. Il chamboule la vie de la personne concernée mais aussi celle de ses proches. Nous voilà plongé dans un monde inconnu, souvent déroutant. Dans ces moments-là – et tout au long de la vie – pouvoir compter sur des personnes qui vivent la même chose que soi est une vraie force. Ce qu’on appelle la pair-aidance repose justement sur cela : des personnes en situation de handicap qui soutiennent d’autres personnes concernées, à partir de leur propre vécu.
L’AUTODÉTERMINATION
Réaffirmer le droit à faire ses propres choix sans tutelle morale, médicale ou institutionnelle.
Dans ma pratique de la pair-aidance, l’autodétermination est au cœur de ma démarche : soutenir sans diriger, informer sans imposer, être à côté et non au-dessus .La participation à son propre projet de vie, la prise en compte de la parole et du choix de la personne sont des obligations légales pour les établissements, les professionnels et les institutions. Malheureusement ces droits sont trop souvent bafoués.
Quelques-uns de mes objectifs :
– déconstruire les logiques de pouvoir ou de contrôle sur les personnes accompagnées.
– transmettre les cadres légaux et éthiques.
– sensibiliser les professionnel·les à une posture respectueuse de l’autonomie réelle.
– créer des espaces où les personnes peuvent retrouver la capacité d’agir par et pour elles-mêmes.
Vous pouvez retrouver les actions que je propose sur la page Sensibilisations.
LA RÉAPPROPRIATION DES RÉCITS
Refuser les discours victimisants ou héroïsants.

Les récits façonnent nos vies. Ils disent ce qui compte, ce qui dérange, ce qui mérite d’être vu ou entendu. Mais trop souvent, les récits dominants parlent à la place des personnes concernées. Ils enferment dans des rôles, figent des identités, réduisent des existences à des clichés : la victime, le héros, le fardeau, le modèle. Se réapproprier son récit, c’est reprendre la parole là où elle a été confisquée.
Dans mes textes, mes interventions, mes projets artistiques ou associatifs, je travaille cette matière brute : le vécu, l’intime, le politique. Je crée des espaces pour que d’autres récits surgissent, sans filtre validiste, sans injonction à la norme ou à un idéal imaginaire.
LA TRANSMISSION
Faire lien et offrir sa voix comme passage.

Je transmets en racontant, en interrogeant, en laissant de la place à l’autre. Je transmets en tant que paire-aidante mais aussi en tant que militante et amoureuse des mots. Je crois à une transmission qui ne hiérarchise pas mais qui circule horizontalement, entre égaux, dans la résonance et la reconnaissance. Je crée des cercles de parole, des ateliers, des sensibilisations, des mises en récit et en image. Mon rêve : redonner à chacun·e le droit de dire « je » dans une société qui décide trop souvent à notre place.
